"quand tu commences à entendre que des rires en i c'est que t'es dans le monde d'un lutin. essuie toi les pieds."

nuit blanche bien sûr, du coup là je suis tout fébrile, j'éprouve de légers troubles d'équilibre, j'ai l'impression de peser zéro gramme, les yeux qui piquent, la peau toute sensible, la bouche pleine d'un bon goût de café, des petits lutins qui tapent au marteau sur mon estomac, et les idées qui ont du mal à rester nettes bien longtemps, ça se mélange un peu, du coup j'ai juste à me laisser aller un tout petit peu et tout donne l'impression d'être bizarrement irréel (ou bizarrement réel je sais pas trop, ça revient au même d'ailleurs)....
c'est super étrange, n'importe quel effort physique me semble surhumain avant de le faire, et au moment où je le fais je me rends compte que ya pas d'effort à fournir, comme si la gravité n'existait que dans ma tête
et sinon les lutins, comme les marteaux, les fées et la magie, sont des choses que j'aime beaucoup, et qui ont une signification bien précises pour moi selon le contexte.
1er mai 2005, dans un bois : il faisait nuit et avec des feux partout, un gros son (les marteaux), j'avais pris des champis, et j'ai passé la nuit à avoir l'étrange sensation que tous les gens à qui je parlais étaient des lutins ou des fées de la forêt.
la magie est arrivée un peu après et c'était dans la continuité logique du délire. il faut toutefois noter qu'au début lutin ou fée dépend plus de la sensation provoquée par la personne que de son sexe. les deux sont magiques mais le lutin est malicieux et taquin là où la fée est compréhensive et serviable. cela dit maintenant lutin et fée je l'utilise plus trop pour des gens, c'est plutôt pour des situations ou des sensations. et comme c'est pas des mots bien utilisés mais que tout le monde connaît ça a son côté bien pratique pour m'organiser les idées.
tout ça pour dire que les lutins sentent bon l'absurde. j'imagine d'ailleurs que l'absurdité explique aussi pourquoi ils sont malicieux...


